Sécurité

Qui ne doit pas faire le régime cétogène

Les situations où il ne faut pas commencer, celles où il faut l'avis de son médecin d'abord, les traitements qui deviennent trop dosés, et la phrase à lui envoyer avant le jour 1.

7 min de lecture


Le régime cétogène est un régime restrictif. Il modifie l’équilibre en eau et en sels minéraux de l’organisme, il modifie l’effet de certains médicaments, et il ne convient pas à tout le monde.

Cette page n’est pas une précaution de style. Elle liste des situations concrètes où il faut un avis médical avant le premier jour, et d’autres où il ne faut pas commencer du tout. Elle est reprise en entier du livre, et elle est gratuite : la sécurité ne se vend pas.

Ne commencez pas si vous êtes dans l’un de ces cas

  • Grossesse et allaitement.
  • Moins de 18 ans.
  • Antécédents de troubles du comportement alimentaire, même anciens.
  • Diabète de type 1.
  • Insuffisance rénale ou calculs rénaux.
  • Insuffisance hépatique évolutive.
  • Pancréatite, hypertriglycéridémie sévère.
  • Porphyrie.
  • Absence de vésicule biliaire ou lithiase connue.
  • Maladies héréditaires du métabolisme des graisses.
  • IMC inférieur à 18,5, ou perte de poids involontaire.
  • Chirurgie bariatrique dans les 12 derniers mois.

Les maladies héréditaires du métabolisme des graisses (déficit en carnitine, en CPT I ou II, en carnitine translocase, en acyl-CoA déshydrogénase, en pyruvate carboxylase) sont rares, et le régime cétogène y est formellement contre-indiqué.

Demandez l’avis de votre médecin avant de commencer

  • Diabète de type 2 traité, quelle que soit la classe de médicaments.
  • Hypertension artérielle traitée.
  • Traitement diurétique.
  • Traitement anticoagulant.
  • Épilepsie traitée.
  • Maladie thyroïdienne.
  • Préparation d’une compétition sportive.
  • Plus de 65 ans.

Si vous êtes dans l’un de ces cas, un programme comme celui-ci peut rester utile : emportez-le à votre consultation. Le professionnel qui vous suit ajustera le plafond de glucides, la durée et le suivi. Ce qui est dangereux, ce n’est pas d’en parler à son médecin : c’est de commencer sans lui.

Pourquoi les traitements posent problème

Le problème n’est pas le régime, c’est la dose. Réduire brutalement les glucides ne change pas seulement votre alimentation : cela change votre glycémie, votre volume sanguin et votre équilibre en sodium. Plusieurs médicaments deviennent alors trop dosés. C’est pour cela que le médecin doit être prévenu avant, et non le jour du malaise.

  • Insuline : la glycémie baisse dès les premiers jours, les doses habituelles deviennent excessives, avec un risque d’hypoglycémie. Ne jamais commencer sans que le médecin ait revu les doses et l’autosurveillance.
  • Sulfamides et glinides (gliclazide, glimépiride, glibenclamide, répaglinide) : même risque d’hypoglycémie. Adaptation de dose indispensable avant le jour 1.
  • Gliflozines (dapagliflozine, empagliflozine, canagliflozine) : risque d’acidocétose euglycémique, qui peut survenir avec une glycémie normale, donc sans signal d’alerte glycémique. C’est l’association la plus dangereuse. Ne commencez pas sans avis médical explicite.
  • Metformine : risque d’hypoglycémie faible seule, mais troubles digestifs possibles. Signalez le changement à votre médecin.
  • Antihypertenseurs : la perte d’eau et de sodium fait baisser la pression artérielle, avec vertiges et malaise au lever. Contact médical en cas de vertiges.
  • Diurétiques : ils s’ajoutent à la perte d’eau et de sodium du régime. Avis médical avant de commencer.
  • Anticoagulants AVK (warfarine, fluindione) : l’augmentation des légumes verts modifie l’apport en vitamine K et déséquilibre l’INR. Prévenez votre médecin pour un contrôle rapproché au début.
  • Lithium : son taux sanguin dépend de l’apport en sodium, qui change beaucoup au début. Avis médical et contrôle.
  • Antiépileptiques : le régime interagit avec la maladie elle-même et avec certains traitements. Encadrement neurologique obligatoire.
  • Corticoïdes : ils peuvent limiter l’entrée en cétose et modifier la glycémie. Signalez-le à votre médecin.

La règle la plus utile

Si vous prenez le moindre médicament quotidien, envoyez ce message à votre médecin, ou parlez-en à votre pharmacien, avant de commencer :

« Je vais réduire mes glucides à 20 g par jour pendant quatre semaines. Est-ce que l’un de mes traitements doit être ajusté ? »

Plus de 65 ans : deux précautions

Le risque principal n’est pas la cétose, c’est la perte de masse musculaire et la déshydratation. Visez le haut de la fourchette de protéines (1,8 g par kilo) et soyez rigoureux sur l’eau et les électrolytes (voir Grippe céto).

Ce que ce programme ne prétend pas faire

Un programme alimentaire est un document d’information générale. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ni un traitement, et ne remplace pas la consultation d’un médecin, d’un diététicien ou d’un pharmacien. Il ne prétend prévenir, traiter ni guérir aucune maladie, et aucun résultat n’est garanti.

Dans le livre

Ces trois pages ouvrent Céto 28 jours, avant tout menu. La page d’avertissement et celle des contre-indications font partie de l’extrait gratuit, avec la page des signaux d’alerte.

Le programme complet

Céto 28 jours

56 pages : 28 jours de menus au gramme près, 32 recettes pesées, 4 listes de courses quantifiées et le plan du jour 29. 10 pages sont lisibles gratuitement.

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