Au quotidien

Les pièges qui font dépasser 20 g sans s’en rendre compte

Glaçage balsamique, barres « keto », lait dans le café, oignons, poignée d'amandes : ce ne sont pas des interdits, ce sont des chiffres qu'on oublie de compter.

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Vingt grammes de glucides nets par jour, c’est peu. On ne les dépasse presque jamais avec une assiette de pâtes, parce qu’on sait qu’elle est interdite. On les dépasse avec ce qu’on ne pense pas à compter.

Les aliments ci-dessous ne sont pas interdits par principe. Ce sont ceux qui font dépasser le plafond sans que vous vous en rendiez compte. Chaque piège a son chiffre, et sa parade.

Le glaçage balsamique

40 à 60 g de sucre pour 100 ml. Deux cuillères sur une salade caprese, et ce sont 10 g nets : la moitié de la journée, dans l’assaisonnement.

La parade : du vinaigre de vin rouge, ou 10 ml de balsamique deux fois par semaine.

Les barres et biscuits « keto »

Ils sont souvent sucrés au maltitol, un polyol qui fait monter la glycémie presque comme du sucre. Le mot « keto » sur l’emballage ne dit rien de ce qu’il y a dedans. (Le détail des édulcorants est dans Glucides nets.)

La parade : lire l’étiquette, ou les faire soi-même.

Les fruits à coque non pesés

Une « poignée » d’amandes pèse entre 20 et 60 g. À 9,5 g nets pour 100 g, l’écart entre une petite et une grande poignée est de 4 g, sans que vous l’ayez remarqué.

La parade : une balance, ou des portions préparées d’avance.

Le lait dans le café

5 g nets pour 100 ml. Trois cafés au lait de 50 ml, et ce sont 7,5 g avant le déjeuner.

La parade : la crème entière, à 3 g pour 100 ml, dont vous mettrez moins.

Les charcuteries industrielles

Dextrose, sirop de glucose, amidon : beaucoup de jambons, saucisses et préparations en contiennent.

La parade : lire l’étiquette et viser moins de 2 g pour 100 g.

Le « juste un bout de pain »

30 g de baguette font 15 g nets, soit les trois quarts d’une journée.

La parade : décider avant de s’asseoir, pas pendant le repas.

Le yaourt aux fruits « 0 % »

13 g nets pour 100 g, et sans gras, il ne rassasie pas.

La parade : un yaourt grec entier nature, avec 40 g de framboises.

Les oignons dans tout

7,5 g nets pour 100 g. Un oignon entier dans un plat pour deux, et ce sont 5 g par assiette.

La parade : 20 g par recette, utilisé comme un condiment.

Le piège qui n’en est pas un : le fromage

Le fromage contient très peu de glucides, mais 350 kcal aux 100 g. Le grignoter ne fait pas sauter la cétose : il fait sauter l’équilibre calorique de la journée. Le fromage se pèse comme le reste.

Et les gélules « céto » ?

Les gélules et « brûleurs » vendus avec le mot céto ne remplacent rien de ce que fait l’assiette, et certains contiennent des stimulants. La parade est la plus simple de la liste : ne rien acheter.

Pourquoi ces pièges se cumulent

Aucun de ces chiffres n’est spectaculaire isolément. Le problème, c’est qu’ils s’additionnent : un café au lait le matin, une poignée d’amandes à 16 h, un oignon dans le plat du soir, et la journée est passée de 15 à 25 g sans un seul écart conscient. C’est pour cela qu’un plafond se tient avec des quantités écrites, et non avec une liste d’aliments « autorisés ».

Ce que le livre ajoute

Céto 28 jours liste les 12 pièges avec leur parade, dont les sauces toutes prêtes et les smoothies « verts », et renvoie aux recettes qui les remplacent. Surtout, les 28 jours de menus sont pesés au gramme : les oignons, l’huile et le fromage y sont déjà comptés. Une semaine de menus et sa liste de courses font partie de l’extrait gratuit.

Le programme complet

Céto 28 jours

56 pages : 28 jours de menus au gramme près, 32 recettes pesées, 4 listes de courses quantifiées et le plan du jour 29. 10 pages sont lisibles gratuitement.

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